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PAR AMOUR DES POUPEES

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Helene
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MessagePosté le: Dim 13 Mai - 14:26 (2018) Répondre en citantRevenir en haut

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SITE DE PASCAL BESANCON : MES BEAUX JOUETS.

PASCAL BESANCON EST CO-AUTEUR DES LIVRES "LES POUPÉES BELLA" ET "GÉGÉ, DES JOUETS POUR TOUS".

Cette page apparait sur son site, et est conservée ici pour ne pas que disparaissent des informations précieuses pour les collectionneu(r)ses.

Il faut que ce travail puisse laisser une trace durable, car ce que vous lisez à la suite est en fait une version archivée le 25/08/2011 21:25:55 de cette URL.
Elle apparaît ci-dessous telle qu'elle était lorsqu'elle a été insérée comme lien externe dans Wikipédia.
http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://jrd.cij.over-blog.com/article-…


Mes beaux jouets
Mardi 2 février 2010
GéGé des jouets pour tous "le livre"


Germain GIROUD


1933, dans le département de la Loire. Germain Giroud n’a que 22 ans lorsqu’il décide de fonder sa propre entreprise, après deux années d’étude à l’Ecole Supérieure de Montbrison. Fort d’une première expérience professionnelle au sein de l’entreprise de tissage Rochigneux - et après avoir suivi des cours de perfectionnement dans le cadre de son service militaire, à Lyon -, ce fils d’ébéniste installe sa première fabrique de poupées de salon à Moingt, au pied des Monts du Forez.
Moingt.

C’est dans ce petit village parsemé de vestiges gallo-romains et moyenâgeux, au fond d’une ruelle étroite mal pavée, à l’ombre d’une tour du XIIIe siècle, que débute modestement l’histoire de la société GéGé, ainsi baptisée d’après les initiales de son créateur.

Aidé par sa mère, qui lui prête 22000 Francs, Germain Giroud acquiert deux métiers à tisser

Outil indispensable au tissage : le compte-fils marqué du sceau de GéGé,

Dans un premier temps, il produit des tissus d’ameublement pour les grossistes, aidé par quatre à cinq ouvrières. Les chutes de tissu en début et fin de trame lui servent alors à confectionner ses premières robes de poupées de salon. Il faudra toutefois attendre 1935 pour voir sortir de l’atelier les premiers modèles confectionnés à l’aide de membres en tissu et de masques pour le visage.


Une fois habillées, ces poupées sont notamment vendues à « la loterie du chat rieur », attraction foraine tenue par Monsieur Rieuf. De cette rencontre va naître un revirement inattendu dans la vie de GéGé : un jour, le marchand forain, retenu chez lui par sa femme et sa belle-fille, toutes deux malades, ne peut tenir son stand. Il lui est donc impossible d’honorer la commande de trente poupées passée à l’atelier de Moingt. Germain Giroud se rend alors à la fête foraine de Clermont-Ferrand et, pendant trois jours, s’efforce de vendre tous les billets de tombola dont les fameuses poupées et des fauteuils constituent les lots principaux. Le jeune entrepreneur obtient ainsi le paiement de sa livraison de trente modèles, et repart vers Moingt avec un fauteuil, qui lui est donné par Monsieur Rieuf, en guise de compensation pour sa prestation sur le stand.

De retour dans son atelier, Germain Giroud a alors l’idée de fabriquer lui-même des fauteuils, avec les tissus qu’il produit. Il ouvre un autre atelier à Montbrison, rue Bichiran, où sont livrés le bois et le bourrage en foin, nécessaires à la réalisation des sièges. Mais la production de fauteuils engendre d’importantes pertes de matières premières. Heureusement, Germain Giroud trouve le moyen de les recycler en montant artisanalement des jouets en bois. Cette activité prendra peu à peu de l’ampleur au sein de l’entreprise. La fabrique de sièges perdurera toutefois après la seconde guerre mondiale, sous l’égide de son frère Marcel Giroud. Celui-ci, après s’être réfugié à Moingt avec sa famille pour fuir Paris et la zone occupée, restera en effet dans le département de la Loire à la demande de Germain, qui lui cèdera peu après les parts de cette société les sièges GéGé correspondant à l’activité de fabrication de fauteuils. Une entreprise distincte voit alors le jour. Elle emploiera jusqu’à 600 personnes et connaîtra un vif succès.

Le succès, GéGé le connaît pour sa part avec la commercialisation de poupées de salon. En 1939, la société de Germain Giroud emploie déjà une quarantaine de personnes. Son année de mobilisation pendant la guerre ne suffira pas à freiner la progression de ses affaires. De retour du front italien, le fabricant entreprend la construction d’un magasin, qui servira de dépôt avant de devenir le premier bâtiment de la future usine GéGé.


Fin des années 30 : le premier bâtiment de la future usine GéGé sort de terre.


Au début des années 40, des poupées comportant la tête et les membres moulés font leur apparition, en raison de la guerre, les matières premières viennent à manquer. GéGé est contraint de vêtir ses poupées avec des habits en papier, des chaussures en feutre et des robes en nylon matière moderne de 1938 créée par Dupont De Nemours (U.S.A.). Malgré leur allure encore modeste, elles plaisent beaucoup aux enfants, et la gamme s’agrandit de jour en jour.


poupées composition


Germain Giroud déploie des trésors d’ingéniosité pour créer lui-même les mécanismes permettant aux poupées de marcherN°10

Tous les modèles GéGé sont équipés de ce système. Ils sont néanmoins vendus à des prix modiques, en raison de leur faible coût de production. Les yeux en papier, dont sont dotées les poupées, permettent également à la société de faire des économies au stade de la fabrication.

Malgré leur manque d’élégance raffinée, qui sera l’apanage des futures créations, ces modèles emportent un vif succès auprès du public.

A la même époque, précisément en 1942, Germain Giroud rencontre Juliette Nourisson, qui, à sa demande, va mettre en pratique sa sensibilité et son éducation artistique pour habiller les premières poupées marcheuses de GéGé. Des modèles radicalement différents des poupées de salon qui connaîtront l’engouement du public, notamment grâce à leur prix de vente très raisonnable, résultant lui-même de leur faible coût de production

Bien sûr, la collaboration entre Germain Giroud et Juliette Nourisson ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Durant toute la durée d’existence de GéGé, Juliette s’occupera de l’aspect artistique de son activité, aux côtés de Germain qui consacrera son temps à la gestion et la partie commerciale. Sur le plan privé, ils se marieront le 17 août 1943.
Le 17 août 1943, Germain Giroud et Juliette Nourrisson se disent « oui ».

Trois enfants naîtront de cette union : Evelyne (née le 25 juin 1944), Gilles (le 2 août 1948) et Jacques (le 8 mars 1952).

A cette époque, l’entreprise connaît même un essor vertigineux : une centaine d’employés travaillent pour GéGé, dont quelques couturières à domicile, qui viennent en renfort durant le deuxième semestre de l’année, pour préparer les jouets des fêtes de Noël. Un ancien technicien de Michelin, Mathieu Clavelloux, est quant à lui embauché en 1946 au titre de directeur technique. Sortent de chez GéGé les premières poupée avec des cheveux



Années 40 : des poupées au goût du jour, dans le plus pur style de l’époque.


Constituée de petits rouleaux de rayonne, leur chevelure imite à la perfection les coiffures dites « à l’aiglon », très en vogue jusque dans les années 50.

1947. L’entreprise poursuit sa croissance. Au bord de la route nationale de Moingt, l’usine principale de GéGé commence à sortir de terre. La construction de la première aile du bâtiment s’achève deux ans plus tard pour accueillir quelque 150 employés de la région

L’usine GéGé, en bordure de la Route nationale, à Moingt.

Des ateliers de couture et de montage sont installés dans ces locaux flambant neuf, avec un atelier d’injection de matières plastiques successeurs du Gutta Percha (nouvelle matière à l'époque. Malheureusement, cette nouvelle matière trop dure ne pourra pas être utilisée pour la fabrication des poupées. Heureusement, de nouvelles matières font leur apparition dans le monde du jouet .

Grâce à ses représentants, qui sillonnent la France en permanence, GéGé glane de précieuses informations sur lesdites matières et fait appel à Rhône Poulenc pour obtenir les licences nécessaires à leur exploitation de 1950 à 1954 l'agrandissement de l'usine se poursuit.

Il faudra donc attendre les années 1950 pour voir apparaître les premiers jouets en plastique : services, dinettesN°22 , et surtout modèles réduits et électriques d’automobiles françaises fidèlement reproduites à l’échelle 1/18

Années 50 : la révolution téléguidée ! La fameuse DS, reproduite au 1/18e, ravit les enfants au restaurant[/u]



De gauche à droite: Germain Giroud, Juliette Giroud, Gilles Giroud

a suivre......

__________________________________
✺◟(∗❛ัᴗ❛ั∗)◞✺
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